Société Belge de Gestalt

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Règlement d’ordre intérieur (ROI)

I. Des Membres.

1. La Société Belge de Gestalt compte deux types de membres :
- les Membres Titulaires (c.-à-d. les membres effectifs).
- les Membres Adhérents.

2. Seuls les Membres Titulaires peuvent se prévaloir du titre de Membre de la Société Belge de Gestalt.

3. Les Directeurs de Centre ou d’école de formation en gestalt-thérapie ne sont pas éligibles au Conseil d’Administration de la SBG.

4. En ce qui concerne les questions d’éthique, la Société Belge de Gestalt adhère pleinement aux travaux des Docteurs H. BOON et M. BREULET, des professeurs L. CASSIERS, N. DOPCHIE, L. INGBER, J. ETIENNE, F. DUYCKAERTS, M. MOULIN ainsi que du Professeur M.J. GILLARDIN. Leurs réflexions sur l’éthique et la psychiatrie ont d’ailleurs été publiées par le Gouvernement Wallon sous l’égide de Willy TAMINIAUX, Ministre.

5. La Société Belge de Gestalt se permet de publier la liste de ses Membres Titulaires.

6. La cotisation annuelle des Membres Titulaires est de 150 €.

II. De la Titularisation.

La Société Belge de Gestalt veut répondre, par les critères repris ci-dessous, à une exigence de qualité humaine et professionnelle vis-à-vis des psychothérapeutes membres de sa Société.

1. Le candidat doit exercer dans le cadre d’un statut légal.

2. Une évaluation personnelle du candidat devra être réalisée devant une commission d’agrément composée de ses pairs.

3. Il doit pouvoir justifier d’un travail personnel en individuel (200 séances) et en groupe (100 séances).
Au cours de sa formation, de sa pratique, le candidat usera de moyens et de médiations qui l’aideront à reconnaître le plus lucidement possible ses productions imaginaires et ses pulsions qui pourraient être de nature à détériorer ou à pervertir sa relation avec le client. A la différence de la médecine somatique ou pharmacologique où il n’est nullement indispensable que le praticien se soit soumis au traitement qu’il applique à ses patients, le thérapeute gestalt se doit de connaître, par expérience personnelle, sinon les traitements psychologiques qu’il conseillera du moins ceux qu’il pratiquera lui-même. Ce n’est qu’à ce prix qu’il pourra apprécier convenablement dans quelle mesure et à quelles conditions une procédure particulière est respectueuse de la liberté et de la dignité humaine. Il pourra ainsi protéger au mieux sa neutralité professionnelle de l’interférence de ses propres pensées, émotions et comportements.

4. Le candidat doit pouvoir justifier d’une formation en gestalt d’au-moins 600 heures.

5. Le candidat doit pouvoir justifier primo de 150 heures de supervision, dont 50 heures en gestalt. Ce travail de supervision peut comprendre de la supervision individuelle, de groupe, de la supervision en formation, en gestalt ou dans une autre approche psychothérapeutique.

6. Il doit pratiquer la gestalt thérapie depuis au moins 5 ans, c’est-à-dire travailler comme psychothérapeute depuis au moins 5 ans (1000 heures) et fournir un document officiel l’attestant (dans le cas d’un travailleur indépendant habituellement une déclaration d’impôts, ou un certificat de l’employeur justifiant sa fonction de psychothérapeute au sein de son institution).

7. Le candidat s’engage à maintenir ses supervisions ou intervisions tout au long de sa carrière professionnelle.

8. Le candidat s’engage à maintenir un niveau de formation personnelle de qualité (formations permanentes, colloques, etc.).

9. Le candidat s’engage à respecter le Code de déontologie de la SBG aligné sur celui de l’EAP. Il veille en particulier à maintenir constamment les intérêts du « client » au cours de la relation thérapeutique.
Le psychothérapeute se garde de considérer le fait, chez le client, de ne pas se soumettre aux valeurs morales, sociales, religieuses, politiques ou culturelles de son milieu, comme constitutif à lui seul d’une maladie mentale.

Il se refuse à entreprendre un traitement dont le seul motif serait son propre souci ou celui d’une quelconque autorité d’adapter le sujet à l’une ou l’autre de ces valeurs.

Dans ses objectifs comme dans ses méthodes, il respectera la liberté d’opinion ainsi que les convictions religieuses et philosophiques de son patient.

Conscient de l’ascendant qu’il peut prendre sur un sujet dans l’exercice de sa profession, le psychothérapeute évite, dans le décours du traitement, de faire état de ses propres options et de ses propres appartenances dans le but de transformer celles de son patient ou d’obtenir de lui telle ou telle adhésion.

10. Le candidat s’interdit tout passage à l’acte (par exemple relation sexuelle ou agression physique visant le client).

11. Le thérapeute doit observer le secret professionnel. Le client doit être assuré de la confidentialité du contenu des entretiens.
Cependant, si on estime, pour l’avancement des connaissances ou la formation clinique, qu’il est opportun, voire nécessaire, de publier ou d’exposer en public des cas individuels, le secret professionnel continuera à être respecté à condition de taire ou de maquiller les données relatives à l’identité du client.
Lors des séances de supervision individuelle ou en groupe, la présentation des cas est soumise à la règle absolue du secret professionnel partagé.

12. Après examen de la candidature, sur proposition de la Commission d’Agrément, le Conseil d’Administration décide par vote à bulletins secrets la nomination ou la révocation du candidat. Le candidat est avisé par écrit de la décision du Conseil d’Administration. En cas de refus, le candidat peut re-postuler après un délai d’un an.

13. Pour les frais de dossier, 60 € seront demandés à chaque personne posant sa candidature en tant que membre effectif. En cas d’ajournement et lorsque le candidat se représente, ces frais ne seront plus exigés.


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